9 erreurs de débutant à éviter lors du choix d’un logiciel de CAO 3D

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9 erreurs de débutant à éviter lors du choix d’un logiciel de CAO 3D

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Choisir un logiciel de CAO 3D ne se résume pas à comparer des listes de fonctionnalités et des prix de licences. Pour une équipe d’ingénierie, la bonne solution de CAO doit correspondre à sa façon de concevoir, de collaborer, de gérer ses données et de livrer ses produits.

Que vous choisissiez votre première plateforme de CAO professionnelle ou que vous remplaciez une solution existante, le processus d’évaluation peut rapidement devenir complexe. Chaque plateforme peut se démarquer dans certains domaines, et celle qui offre le plus grand nombre de fonctionnalités n’est pas nécessairement celle qui rendra votre équipe plus productive.

Chez Solidxperts, nous aidons les équipes d’ingénierie et de fabrication à évaluer les solutions de CAO en fonction de leurs besoins réels. Voici neuf erreurs courantes à éviter lors du choix d’un logiciel de CAO 3D.

Points clés : 9 erreurs à éviter lors du choix d’un logiciel de CAO 3D

  • Ne choisissez pas un logiciel uniquement en fonction de ses fonctionnalités; évaluez dans quelle mesure il s’intègre aux flux de travail réels de votre équipe.
  • Tenez compte dès le départ de vos besoins en matière de gestion des données, de collaboration et d’interopérabilité.
  • Assurez-vous que votre matériel informatique peut prendre en charge les assemblages, les mises en plan, les simulations et les autres charges de travail prévues.
  • Intégrez la formation, le soutien technique et l’implantation au coût total de possession.
  • Testez le logiciel à l’aide de tâches de conception réelles avant de prendre un engagement à long terme.
  • Pensez aux besoins qu’aura votre équipe dans trois à cinq ans, et pas seulement à ceux qu’elle a aujourd’hui.

1. Se concentrer sur les fonctionnalités plutôt que sur les flux de travail

Une plateforme de CAO peut offrir des centaines d’outils et de fonctionnalités sans que ceux-ci soient tous utiles à votre équipe.

Il est facile de s’attarder aux listes de fonctionnalités lors de l’évaluation d’un logiciel. Une solution peut proposer un outil de modélisation particulier qu’une autre n’offre pas, tandis qu’une plateforme concurrente peut offrir des capacités plus avancées de simulation, d’automatisation ou de collaboration. Toutefois, les fonctionnalités prises individuellement ne donnent pas une vue d’ensemble.

Commencez plutôt par analyser les flux de travail réels de votre équipe.

Comment créez-vous vos pièces et vos assemblages? Quel est le niveau de complexité de vos assemblages? Comment les mises en plan sont-elles créées et approuvées? Utilisez-vous fréquemment les configurations, la tôlerie, les constructions soudées ou l’automatisation de la conception? Comment les ingénieurs collaborent-ils sur les projets?

Évaluez ensuite dans quelle mesure chaque solution de CAO prend naturellement en charge ces processus.

Le meilleur logiciel de CAO n’est pas nécessairement celui qui offre le plus de fonctionnalités. C’est celui qui aide votre équipe à accomplir efficacement ses tâches les plus importantes.

2. Négliger les besoins en gestion des données

Les fichiers de conception ont tendance à se multiplier rapidement. Les pièces, les assemblages, les mises en plan, les révisions, les configurations et les documents connexes peuvent générer une quantité importante de données, même pour une équipe d’ingénierie relativement petite.

La gestion de cette information à l’aide de dossiers et de conventions de nommage peut fonctionner au début, mais elle devient de plus en plus difficile à mesure que les projets et les équipes prennent de l’ampleur.

C’est là que les solutions de gestion des données techniques (PDM) et de gestion du cycle de vie des produits (PLM) peuvent devenir importantes. Une bonne stratégie de gestion des données peut aider les équipes à contrôler les révisions, à gérer les relations entre les fichiers, à trouver la bonne information de conception et à établir des flux de travail plus fiables.

Lorsque vous évaluez un logiciel de CAO, vérifiez comment il s’intègre à votre environnement de gestion des données actuel ou prévu.

Pour certaines organisations, un système PDM traditionnel basé sur des fichiers peut être la bonne approche. D’autres peuvent bénéficier d’une plateforme plus étendue qui combine la gestion des données de conception, la collaboration et la gestion du cycle de vie. Les plateformes infonuagiques comme 3DEXPERIENCE méritent d’être envisagées lorsque l’accès centralisé et la collaboration constituent des exigences importantes.

L’essentiel est de penser à la gestion des données avant que votre bibliothèque de fichiers devienne difficile à gérer, et non après.

3. Sous-estimer l’intégration avec les outils existants

Votre logiciel de CAO ne fonctionne pas de façon isolée.

Les équipes d’ingénierie utilisent souvent des solutions de simulation, de FAO, de rendu, de conception électrique, de fabrication, d’ERP, de PDM et de PLM, ainsi que d’autres systèmes. La capacité à transférer l’information entre ces outils peut avoir une incidence majeure sur la productivité.

Par exemple, examinez ce qui se produit lorsque vous importez ou exportez des formats de fichiers courants. La géométrie est-elle transférée fidèlement? Les références sont-elles conservées? Qu’arrive-t-il aux assemblages, aux mises en plan, aux matériaux, aux configurations et aux autres données de conception?

Pensez également aux outils dont votre équipe pourrait avoir besoin à l’avenir. Une plateforme de CAO qui répond bien aux besoins de modélisation actuels pourrait devenir limitante si votre organisation adopte plus tard la simulation, l’automatisation de la fabrication ou une gestion des données plus avancée.

L’interopérabilité ne se limite pas à la capacité d’un logiciel à ouvrir un format de fichier particulier. Elle concerne aussi la quantité de travail supplémentaire nécessaire pour faire circuler l’information dans l’ensemble de votre processus d’ingénierie.

4. Sous-estimer l’investissement en formation

Une plateforme de CAO peut être puissante et intuitive tout en exigeant du temps pour être maîtrisée correctement.

Une démonstration logicielle peut donner l’impression que la modélisation avancée est simple, mais l’utilisation efficace de ces outils dans un véritable environnement de production est une tout autre réalité. Les ingénieurs doivent aussi comprendre les pratiques exemplaires de modélisation, l’intention de conception, les assemblages, les mises en plan et les flux de travail, et non seulement savoir où trouver les différentes commandes.

C’est pourquoi la formation devrait être considérée comme une partie intégrante de l’investissement logiciel plutôt que comme un ajout facultatif.

Déterminez les besoins réels de votre équipe :

  • Formation initiale sur le logiciel
  • Formation spécialisée selon les rôles ou formation avancée
  • Accompagnement sur les pratiques exemplaires
  • Perfectionnement continu lors de l’ajout de nouvelles fonctionnalités
  • Accès au soutien technique et à des ressources d’apprentissage

La bonne approche de formation dépendra de l’expérience de votre équipe et de la complexité du logiciel. Toutefois, investir dès le départ dans l’adoption peut aider votre équipe à devenir productive plus rapidement et à éviter de développer des habitudes inefficaces.

5. Omettre de vérifier la compatibilité du matériel informatique

Les logiciels modernes de CAO 3D peuvent solliciter considérablement les postes de travail.

Les assemblages volumineux, les modèles détaillés, les mises en plan, le rendu, la simulation et les autres tâches exigeantes peuvent rapidement révéler les limites du matériel. Un poste de travail qui offre de bonnes performances avec des applications de bureautique de base ne fournit pas nécessairement la puissance requise pour un usage professionnel de la CAO.

Avant de choisir une plateforme, comparez sa configuration système requise avec votre matériel actuel.

Ne vous limitez pas non plus aux exigences minimales. Tenez compte de la façon dont votre équipe travaille réellement. Si les ingénieurs utilisent régulièrement des assemblages volumineux ou réalisent des études de simulation, leurs besoins matériels peuvent être beaucoup plus élevés que ceux nécessaires à la modélisation de pièces simples.

La carte graphique, le processeur, la mémoire vive, le stockage et la configuration des écrans peuvent tous influencer l’expérience utilisateur.

Si vos postes de travail actuels ne sont pas suffisamment puissants, incluez le coût des mises à niveau éventuelles dans votre évaluation et votre budget global.

6. Choisir uniquement en fonction du prix

Le coût des licences est important, mais ce ne devrait pas être le seul chiffre comparé.

Le coût réel d’une plateforme de CAO peut comprendre les licences logicielles, les abonnements ou la maintenance, la mise à niveau des postes de travail, la formation, l’implantation, la gestion des données, le soutien technique et l’incidence du changement de système sur la productivité.

Il faut également tenir compte du coût des flux de travail inefficaces.

Si les ingénieurs doivent recourir à des solutions de contournement manuelles, réparer constamment la géométrie importée, gérer les fichiers manuellement ou consacrer trop de temps à chercher de l’information de conception, ces inefficacités peuvent s’accumuler au fil du temps.

C’est pourquoi il est utile d’évaluer le coût total de possession (CTP) plutôt que de simplement comparer le prix initial de deux licences.

Une solution plus coûteuse au départ peut finalement offrir une meilleure valeur si elle aide votre équipe à travailler plus efficacement et à évoluer avec l’organisation.

7. Négliger l’évolutivité

Vos besoins en ingénierie ne resteront probablement pas les mêmes.

Votre équipe pourrait passer de cinq à vingt utilisateurs, tandis que vos assemblages gagneraient en complexité. Par ailleurs, certains projets pourraient réunir des collaborateurs répartis sur plusieurs sites, alors que les clients exigeraient des cycles de conception plus rapides. À mesure que vos besoins évoluent, votre organisation pourrait aussi adopter la simulation, l’automatisation de la fabrication ou une gestion des données plus avancée.

Lorsque vous évaluez un logiciel de CAO, demandez-vous si la plateforme peut évoluer avec vous.

Ne vous limitez pas à la modélisation de pièces de base et posez-vous des questions comme celles-ci :

  • Comment la plateforme gère-t-elle les assemblages volumineux?
  • Est-il facile d’ajouter des utilisateurs et des services?
  • Comment favorise-t-elle la collaboration?
  • Les données de conception peuvent-elles être gérées de façon centralisée?
  • S’intègre-t-elle aux outils de simulation, de FAO ou à d’autres solutions d’ingénierie?
  • Quelles options d’automatisation offre-t-elle?
  • Peut-elle prendre en charge des flux de travail infonuagiques au besoin?

Par exemple, une plateforme comme 3DEXPERIENCE peut offrir des fonctionnalités qui vont au-delà de la CAO, notamment la collaboration et la gestion des données, ce qui peut s’avérer utile à mesure que les besoins d’une organisation évoluent.

Vous n’avez pas à acheter toutes les fonctionnalités possibles dès le départ. Vous devez toutefois connaître les options qui s’offriront à vous lorsque vos besoins changeront.

8. Oublier le soutien technique

Même le meilleur logiciel de CAO peut présenter des défis.

Une installation peut échouer. Des fichiers peuvent être corrompus. Des problèmes de performance peuvent survenir. Un nouveau flux de travail peut ne pas fonctionner comme prévu. Et, parfois, un problème se présente juste avant l’échéance d’un projet important.

C’est dans ces moments que le soutien technique devient bien plus qu’un simple avantage.

Lorsque vous comparez des solutions de CAO, renseignez-vous sur le soutien que vous recevrez réellement. Examinez les délais de réponse, les ressources disponibles, les options de formation et, surtout, la possibilité de parler à des personnes qui comprennent les flux de travail d’ingénierie et le logiciel que vous utilisez.

La documentation en ligne et les communautés d’utilisateurs sont des ressources précieuses. Cependant, dans certaines situations, l’aide d’un spécialiste technique expérimenté pour résoudre un problème précis peut faire gagner beaucoup de temps.

Si vous faites affaire avec un revendeur de solutions de CAO ou un revendeur à valeur ajoutée (VAR), considérez l’expertise offerte après la vente comme une partie intégrante de la valeur globale de la solution.

9. Précipiter le processus d’évaluation

Choisir un logiciel de CAO est une décision importante. Cependant, les échéances de projets et la pression liée à la modernisation peuvent inciter à aller trop vite.

Une courte démonstration ne suffit pas pour comprendre comment une plateforme fonctionnera dans votre environnement.

Dans la mesure du possible, testez le logiciel à l’aide de défis de conception réels. Ouvrez des pièces et des assemblages représentatifs. Créez des mises en plan. Testez les flux de travail utilisés quotidiennement par vos ingénieurs. Si la gestion des données ou la collaboration est importante, testez également ces processus.

Faites aussi participer les personnes qui utiliseront réellement le logiciel.

Les ingénieurs repèrent souvent des enjeux pratiques liés aux flux de travail qui ne sont pas évidents pendant une démonstration de vente. Recueillir leur avis dès le départ peut aider à éviter de mauvaises surprises après l’implantation.

Une évaluation rigoureuse ne doit pas nécessairement prendre des mois. Elle doit simplement porter sur les bonnes questions et sur des cas d’utilisation réalistes.

Comment choisir le bon logiciel de CAO pour votre équipe

Pour éviter ces neuf erreurs, retenez un principe :

Évaluez le logiciel de CAO en fonction de vos flux de travail réels, et non de flux de travail hypothétiques.

Avant de comparer les solutions, documentez les besoins actuels de votre équipe. Tenez compte de vos processus de modélisation et de mise en plan, de la taille de vos assemblages, de vos besoins en gestion des données, de vos logiciels existants, de votre matériel informatique, de vos exigences en matière de collaboration et de vos plans de croissance.

Testez ensuite les solutions potentielles en fonction de ces critères.

Chez Solidxperts, nous pouvons vous aider à évaluer vos besoins en CAO et à déterminer la combinaison de logiciels, de formations, de solutions de gestion des données et de services de soutien technique qui convient à votre organisation. Que vous adoptiez une solution de CAO 3D professionnelle pour la première fois, remplaciez un système existant ou cherchiez à améliorer vos flux de travail actuels, une évaluation structurée vous aidera à prendre une décision plus éclairée.

Vous ne savez pas par où commencer? Communiquez avec notre équipe pour discuter de vos besoins en CAO et explorer les solutions qui conviennent le mieux à vos flux de travail.

FAQ

Quelle est l’erreur la plus courante lors du choix d’un logiciel de CAO 3D?

L’une des erreurs les plus courantes consiste à accorder trop d’importance aux listes de fonctionnalités plutôt qu’à la compatibilité avec les flux de travail. Une plateforme de CAO peut offrir des fonctionnalités impressionnantes que votre équipe utilise rarement, tout en rendant les tâches quotidiennes plus complexes. Commencez par documenter vos processus de conception réels, puis évaluez les logiciels en fonction de ces besoins.

Quelle est l’importance de la gestion des données dans le choix d’un logiciel de CAO?

La gestion des données gagne en importance à mesure que le nombre d’utilisateurs, de projets, de révisions et de fichiers de conception augmente. Même les petites équipes ont intérêt à réfléchir à la façon dont les fichiers seront organisés, consultés, révisés et partagés. Selon vos besoins, un système PDM ou une plateforme PLM plus étendue pourrait être à envisager.

Les débutants devraient-ils prioriser la formation lors du choix d’un logiciel de CAO?

Oui. Même un logiciel de CAO convivial demande du temps d’apprentissage, particulièrement lorsque les équipes doivent développer des pratiques de modélisation et de conception efficaces. Tenez compte des ressources de formation, des options d’intégration et du soutien technique offerts avec chaque solution, et pas seulement du logiciel lui-même.

Comment évaluer un logiciel de CAO sans précipiter la décision?

Testez le logiciel à l’aide de projets réels ou de défis de conception représentatifs plutôt que de vous fier uniquement aux démonstrations ou aux tutoriels. Faites participer les ingénieurs qui l’utiliseront et évaluez les flux de travail importants, notamment la modélisation de pièces et d’assemblages, les mises en plan, la gestion des données et la collaboration.

Quel rôle le soutien technique joue-t-il dans le choix d’un logiciel de CAO?

Le soutien technique peut avoir une incidence considérable sur la productivité lorsque des problèmes surviennent. Lorsque vous évaluez des solutions, tenez compte des délais de réponse, de la disponibilité du soutien, de l’expertise technique, des ressources de formation et de l’accès à des spécialistes qui comprennent votre environnement d’ingénierie particulier.

Pourquoi tenir compte de l’évolutivité dès l’adoption d’un logiciel de CAO?

Vos besoins peuvent changer à mesure que votre organisation grandit. Vous pourriez ajouter des utilisateurs, travailler avec des assemblages plus volumineux, adopter de nouveaux outils d’ingénierie ou avoir besoin de fonctionnalités plus avancées de collaboration et de gestion des données. Choisir une plateforme capable d’évoluer avec votre organisation peut vous éviter une autre transition logicielle majeure plus tard.

Devrais-je choisir un logiciel de CAO en fonction du prix?

Le prix devrait faire partie des critères, mais ne devrait pas être le seul. Tenez compte du coût total de possession, y compris les licences, le matériel, la formation, le soutien, la gestion des données, l’implantation et les gains ou pertes de productivité potentiels. La licence la moins chère ne représente pas nécessairement la solution la moins coûteuse à long terme.


Michael Habrich

Spécialiste 3DEXPERIENCE

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Que vous soyez prêt à commencer ou que vous ayez quelques questions supplémentaires, vous pouvez nous contacter sans frais :

    Comment SOLIDWORKS Flow Simulation et Markforged simulation ont permis d’optimiser une pièce de voiture de course

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    Comment SOLIDWORKS Flow Simulation et Markforged simulation ont permis d’optimiser une pièce de voiture de course

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    Dans ce projet, SOLIDWORKS Flow Simulation et la simulation Markforged ont permis d’optimiser un renfort destiné à une voiture de course avant même sa fabrication. La simulation aérodynamique a servi à déterminer les charges exercées sur la pièce, puis Eiger a permis d’optimiser son orientation, son remplissage et son renforcement en fibre de carbone continue. Le résultat : une pièce imprimée en 3D atteignant un facteur de sécurité de 2,18 tout en limitant la quantité de matériau et le coût de fabrication.

    De la piste de course à la fabrication additive

    Une différence de comportement entre les côtés gauche et droit d’une voiture de course peut sembler mineure. À haute vitesse, elle peut toutefois révéler un problème mécanique ou aérodynamique important.

    C’est exactement ce qui s’est produit sur l’un des véhicules commandités par Solidxperts. Le pilote ressentait une différence entre les deux côtés de la voiture. Après plusieurs vérifications, l’équipe a découvert que le splitter, la pièce située à l’avant et sous le véhicule, s’était partiellement détaché d’un côté.

    Racetrack to Additive Manufacturing

    Il fallait donc concevoir un renfort capable de maintenir solidement le splitter sans nuire à l’aérodynamisme de la voiture. Comme seulement quelques véhicules avaient besoin de cette pièce, la fabrication additive constituait une solution rapide et rentable.

    Le projet a suivi trois grandes étapes :

    1. optimiser la géométrie du renfort avec SOLIDWORKS Flow Simulation;

    2. déterminer les charges à appliquer à la pièce;

    3. optimiser son orientation et ses paramètres d’impression dans Eiger de Markforged.

    Pourquoi simuler une pièce avant de l’imprimer en 3D?

    La simulation permet de tester virtuellement plusieurs concepts avant de consacrer du temps et du matériau à la fabrication de prototypes physiques. Elle aide notamment à répondre à des questions très concrètes :

    • La forme de la pièce augmente-t-elle la traînée aérodynamique?

    • La pièce résistera-t-elle aux charges réelles?

    • Quelle orientation d’impression offre la meilleure résistance?

    • Où faut-il ajouter de la fibre de carbone continue?

    • Peut-on atteindre le facteur de sécurité exigé sans augmenter inutilement le coût?

    Dans ce projet, la simulation a servi de lien entre la conception et la fabrication. Les résultats de l’analyse des fluides ont alimenté l’analyse structurelle, puis les paramètres d’impression ont été ajustés en fonction des contraintes mesurées.

    Étape 1 : optimiser l’aérodynamisme avec SOLIDWORKS Flow Simulation

    Définir les conditions réelles d’utilisation

    SOLIDWORKS Flow Simulation est directement intégré à SOLIDWORKS. Son assistant guide l’utilisateur dans la définition des fluides, des unités, des conditions limites et des objectifs de calcul.

    Pour reproduire une situation exigeante, l’équipe a simulé une vitesse relative totale de 300 km/h, soit un véhicule roulant à 200 km/h combiné à un vent de face de 100 km/h.

    L’objectif principal était de mesurer la force de traînée exercée sur le renfort. Cette donnée devait ensuite devenir une charge d’entrée pour la validation structurelle.

    Créer un maillage adapté

    Le maillage divise le domaine de calcul en petites cellules dans lesquelles le logiciel résout l’écoulement. Un raffinement local peut être ajouté autour des surfaces et des détails qui influencent davantage les résultats.

    Une prévisualisation du maillage permet de vérifier sa qualité avant de lancer le calcul. Cette étape est essentielle, car une simulation ne peut être fiable que si ses hypothèses, ses conditions limites et son maillage représentent correctement la réalité.

    Vérifier l’écoulement et mesurer la traînée

    Après le calcul, les trajectoires d’écoulement permettent de confirmer visuellement que l’air se comporte comme prévu autour de la pièce. La première configuration analysée produisait une force de traînée d’environ 14 à 15 N.

    Pour conserver une marge prudente, l’équipe a également analysé la pièce sans tenir compte de l’effet favorable de la carrosserie. Ce scénario plus sévère a produit une traînée d’environ 20 N. C’est cette valeur qui a été retenue pour la suite.

    Evaluating the Airflow and Measuring Drag

    Automatiser l’optimisation de la géométrie

    Une étude de conception permet de faire varier automatiquement plusieurs paramètres, par exemple :

    • le rayon du bord avant;

    • l’épaisseur de la pièce;

    • son angle;

    • d’autres dimensions influençant l’écoulement.

    Au lieu de modifier et de recalculer chaque version manuellement, le logiciel compare plusieurs scénarios afin d’identifier la géométrie qui minimise la traînée. Cette approche réduit le nombre de prototypes physiques et accélère la validation du concept.

    Automating Geometry Optimization

    Étape 2 : traduire les résultats en objectifs de résistance

    Une fois la forme du renfort définie, il fallait établir les charges de conception. Trois objectifs ont été retenus :

    • résister à une charge aérodynamique de 40 N, soit la force de traînée conservatrice de 20 N avec un facteur de deux;

    • supporter une charge verticale de 25 N par vis, pour un total de 50 N représentant le poids et les efforts du splitter;

    • atteindre un facteur de sécurité global supérieur à 2.

    Ces critères ont ensuite été reproduits dans Eiger. La fixation supérieure à la carrosserie a été modélisée comme un encastrement, tandis que les fixations inférieures ont été représentées par des appuis permettant certains déplacements tout en bloquant les mouvements transversaux nécessaires.

    Étape 3 : choisir la meilleure orientation d’impression Markforged

    Pourquoi l’orientation change-t-elle la résistance d’une pièce imprimée en 3D?

    Une pièce imprimée en 3D n’offre pas la même résistance dans toutes les directions. Les propriétés sont généralement plus faibles dans l’axe Z, soit dans la direction d’empilement des couches, en raison de l’adhésion intercouche.

    L’objectif consiste donc à orienter la pièce de manière à placer l’axe le plus faible dans la direction la moins sollicitée.

    Deux orientations ont été comparées dans Eiger :

    Orientation

    Facteur de sécurité

    Coût estimé

    Résultat

    Verticale

    0,94

    10,89 $

    Résistance insuffisante

    Horizontale

    1,47

    11,06 $

    Résistance accrue de 56 %

    L’orientation horizontale augmente le facteur de sécurité de 56 %, alors que le coût estimé ne progresse que d’environ 1,5 %. Elle a donc été retenue pour l’optimisation finale.

    Why Does Print Orientation Affect the Strength of a 3D-Printed Part?

    Why Does Print Orientation Affect the Strength of a 3D-Printed Part?!

    Les coûts présentés proviennent du cas étudié et servent surtout à comparer les configurations. Ils peuvent varier selon le matériau, la machine, les réglages et les conditions de production.

    Étape 4 : optimiser le remplissage et le renforcement en fibre de carbone

    Après avoir choisi l’orientation, l’équipe a comparé différents paramètres de fabrication :

    • le taux et le type de remplissage;

    • le nombre de parois;

    • le nombre de couches de plancher et de toit;

    • le positionnement des fibres continues;

    • la quantité de matériau nécessaire.

    La fonction d’optimisation d’Eiger a proposé une configuration renforcée en fibre de carbone continue capable de dépasser le facteur de sécurité ciblé.

    La proposition automatique a ensuite été raffinée. Les couches de fibre initialement adjacentes ont été séparées par une couche d’Onyx, puisque l’adhésion entre l’Onyx et la fibre peut être préférable à un empilement fibre contre fibre. Les groupes de fibres ont également été espacés vers le haut et le bas de la pièce afin de créer une structure de type panneau sandwich.

    Cette disposition améliore la rigidité tout en utilisant le renforcement là où il apporte le plus de valeur.

    Optimizing Infill and Continuous Carbon Fiber Reinforcement

    Résultat : une pièce validée avant sa fabrication

    La configuration finale a atteint un facteur de sécurité de 2,18, dépassant l’objectif fixé à 2. Son coût de fabrication estimé demeurait d’environ 30 $, tout en étant inférieur à celui de certaines configurations proposées durant l’optimisation.

    Le processus a donc permis de produire un renfort qui répondait aux trois critères du projet :

    • limiter l’impact aérodynamique;

    • résister aux charges de la piste;

    • réduire le coût et le nombre d’itérations physiques.

    Quels sont les avantages d’un flux de travail combinant SOLIDWORKS et Markforged?

     

    L’utilisation successive de SOLIDWORKS Flow Simulation et de la simulation Markforged crée une continuité numérique entre la conception, la validation et la fabrication.

    Cette approche permet de :

    • mesurer les charges réelles plutôt que de les estimer arbitrairement;

    • comparer rapidement plusieurs géométries;

    • réduire le nombre de prototypes physiques;

    • choisir une orientation d’impression fondée sur la résistance;

    • placer la fibre continue de façon stratégique;

    • équilibrer le coût, le temps d’impression et la performance;

    • accélérer la mise en production de petites séries.

    Dans les applications automobiles, industrielles ou manufacturières, ce flux de travail aide à prendre de meilleures décisions avant même que la première pièce sorte de l’imprimante.

    Passez de l’analyse à une pièce prête pour la production

    Une bonne pièce imprimée en 3D ne dépend pas uniquement de sa géométrie. Sa performance repose aussi sur les charges réelles, son orientation, le choix du matériau et le placement du renforcement.

    Les experts de Solidxperts peuvent vous accompagner pour intégrer SOLIDWORKS Flow Simulation et les solutions Markforged à votre processus de développement. Vous pourrez ainsi valider vos concepts plus tôt, réduire les itérations et fabriquer des pièces mieux adaptées à leur environnement réel.

    Communiquez avec nos experts pour discuter de votre prochain projet de simulation ou de fabrication additive.

    FAQ

    Qu’est-ce que SOLIDWORKS Flow Simulation?

    SOLIDWORKS Flow Simulation est un outil de dynamique des fluides numérique intégré à SOLIDWORKS. Il sert à simuler l’écoulement des liquides et des gaz, à visualiser leurs trajectoires et à calculer des résultats comme la pression, la température ou la force de traînée.

    À quoi sert la simulation dans Eiger de Markforged?

    La simulation dans Eiger sert à évaluer le comportement mécanique d’une pièce avant son impression. Elle permet de comparer les orientations, les paramètres de remplissage et les stratégies de renforcement afin d’atteindre une résistance cible tout en maîtrisant le coût.

    Pourquoi une pièce imprimée horizontalement peut-elle être plus résistante?

    La résistance d’une pièce imprimée en 3D dépend de la direction des couches. L’axe Z est souvent plus vulnérable à la séparation intercouche. Une orientation horizontale peut placer les principales charges dans le plan des couches, où la pièce est généralement plus résistante.

    Quel facteur de sécurité choisir pour une pièce imprimée en 3D?

    Le facteur de sécurité dépend de l’application, des charges, du matériau, de l’environnement et des conséquences d’une défaillance. Dans ce cas automobile, l’équipe visait une valeur supérieure à 2 et a obtenu 2,18. Les pièces critiques doivent toujours être validées selon les normes et les conditions propres à leur usage.

    La fibre de carbone continue est-elle toujours nécessaire?

    Non. Son utilité dépend des charges et du niveau de rigidité recherché. La simulation aide à déterminer si l’Onyx seul suffit ou si un renforcement continu est requis, puis à placer la fibre uniquement dans les zones et les couches pertinentes.

    Peut-on réduire les coûts de prototypage grâce à la simulation?

    Oui. En comparant virtuellement plusieurs géométries et paramètres d’impression, il est possible d’éliminer des concepts insuffisants avant leur fabrication. Cela réduit la consommation de matériau, le temps machine et le nombre de tests physiques.

    What file formats are supported by FeatureWorks?

    FeatureWorks supports the following:

    • STEP (.stp, .step)

    • IGES (.igs, .iges)

    • Parasolid (.x_t, .x_b)

    • SAT, VDAFS

     

    However, to ensure proper recognition, the file must contain a valid solid body. Without it, FeatureWorks cannot accurately detect or reconstruct design features.


    Lilian Beatrix

    Spécialiste en fabrication additive

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      Comment la fabrication additive avec Markforged a permis d’éviter le remplacement coûteux d’une glacière

      BLOG

      Comment la fabrication additive avec Markforged a permis d’éviter le remplacement coûteux d’une glacière

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      Est-ce que ça sent déjà le BBQ?

      L’été dernier, je suis allé dans un magasin pour acheter une glacière. J’en ai trouvé une à un prix imbattable, mais il lui manquait deux tiges de retenue de la poignée.

      J’ai alors eu une idée.

      Pourquoi ne pas les concevoir et les imprimer en 3D?

      Je suis donc reparti avec la glacière, un grand sourire aux lèvres et la certitude de pouvoir trouver une solution à temps pour le BBQ.

      BBQ Solidxperts
      BBQ Solidxperts x Markforged tenu chez Solidxperts le 10 juillet 2025

      Défi: Une glacière avec des pièces manquantes

      Un BBQ était prévu quelques jours plus tard. J’avais l’intention d’acheter une glacière afin de garder les boissons au frais pendant la soirée, mais mon budget était limité.

      Je suis alors tombé sur une glacière neuve de 45,4 L offerte à la modique somme de 15 $. Le seul problème : il lui manquait les deux tiges permettant de fixer la poignée d’un côté. Malgré mes recherches dans le magasin, je n’ai trouvé aucune pièce de remplacement pouvant accompagner cet achat.

      Sans ces tiges, la glacière demeurait utilisable, mais son déplacement aurait été beaucoup moins pratique puisque la poignée n’aurait pas été pleinement fonctionnelle. Une glacière neuve équivalente aurait coûté environ 50 $ avant taxes. Commander les pièces manquantes représentait également une option, mais ce n’était pas nécessairement la plus avantageuse en raison des coûts potentiels de livraison et des délais d’approvisionnement.

      Avec un BBQ qui approchait rapidement, il fallait trouver une solution efficace et rapide.

      Évaluation des options

      Analysons brièvement les différentes possibilités :

      • Acheter une nouvelle glacière : La solution la plus simple, mais aussi la plus coûteuse, à moins de profiter d’un rabais important.

      • Commander les pièces manquantes : Une solution envisageable, mais dont le coût total pourrait rapidement augmenter en raison du prix des pièces, des frais de livraison et du délai d’attente.

      • Fabriquer les pièces à l’interne : Une solution idéale pour une entreprise qui possède une imprimante 3D et l’expertise nécessaire pour concevoir rapidement les pièces.

      Compte tenu du délai, des coûts très faibles et du peu d’effort requis pour modéliser et imprimer les pièces, j’ai choisi la fabrication additive.

      Les imprimantes Markforged permettent de produire des pièces robustes à partir de matériaux comme l’onyx, le nylon, la fibre de carbone, la fibre de verre, de même que le métal et même plus. Elles constituent donc une excellente solution pour ce type de défi.

      Conception et impression des tiges

      Je suis allé voir mon collègue Charles-Olivier Provost avec ma glacière et, en moins de deux heures, le problème était réglé.

      La démarche était simple. Il a retiré l’une des tiges du côté fonctionnel de la poignée afin d’en mesurer les dimensions à l’aide d’un pied à coulisse : diamètre, longueur et autres caractéristiques essentielles. À partir de ces mesures, il a reproduit la pièce dans SOLIDWORKS. La modélisation n’a pris que quelques minutes.

      Une fois le modèle terminé, il l’a exporté vers le logiciel Eiger de Markforged afin de préparer l’impression.

      Pièce dans Eiger
      Pièce modélisée puis importée dans Eiger de Markforged.

      Quelques minutes plus tard, l’impression était lancée sur une imprimante Markforged X7 en utilisant un matériau d’onyx. Un peu plus d’une heure a suffi pour produire les deux pièces nécessaires.

      Impression Markforged
      Lancement de l’impression des pièces sur l’imprimante 3D Markforged X7.

      Résultats obtenus

      Une fois les deux pièces imprimées, elles ont été installées dans leurs logements respectifs. Quelques tests ont ensuite confirmé que la poignée fonctionnait parfaitement, comme si la glacière était neuve.

      C’est alors que mon collègue m’a annoncé : « Ta glacière est prête. »

      Le moment tant attendu.

      Pour moi, c’était la satisfaction d’avoir réalisé un excellent achat tout en respectant mon budget et l’échéance du BBQ. Pour Charles-Olivier, c’était le plaisir d’avoir résolu un problème concret grâce à quelques mesures précises, au logiciel SOLIDWORKS et à son arme secrète : une imprimante 3D Markforged.

      Les économies réalisées étaient considérables. La paire de pièces a coûté environ 1,50 $ à produire, comparativement au coût potentiel de pièces de remplacement accompagnées de frais de livraison, ou encore à l’achat d’une nouvelle glacière.

      Pièce finale
      Glacière réparée grâce à une tige imprimée en 3D (pièce noire).

      Comment l’impression 3D réduit les coûts et les délais

      Dans un contexte industriel, les pièces concernées peuvent représenter des équipements valant des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars.

      L’impression 3D se distingue par sa flexibilité et sa rapidité de fabrication. Lorsque la disponibilité d’une pièce de remplacement devient un enjeu et qu’une solution doit être obtenue rapidement, la fabrication additive démontre toute sa valeur.

      Prolonger la durée de vie des produits permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi de contribuer à des pratiques plus durables et responsables.

      Pour en savoir plus sur la fabrication additive et les solutions Markforged offertes par Solidxperts, consultez : Solutions d’impression 3D – Solidxperts


      Chung

      Chung Ping Lu, ing.

      Représentant technique sénior

      X_green_halo

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        Guide de démarrage de l’IA dans SOLIDWORKS

        BLOG

        Guide de démarrage de l’IA dans SOLIDWORKS 2026

        [techtips_featured_image_shortcode]

        L’intelligence artificielle s’intègre rapidement aux workflows d’ingénierie au quotidien. Pourtant, pour les utilisateurs de SOLIDWORKS, une question revient souvent :

        Par où commencer ? 

        Bonne nouvelle : l’IA dans SOLIDWORKS n’est pas un outil à apprendre séparément. Dassault Systèmes l’intègre déjà directement dans les outils que vous utilisez chaque jour, via la plateforme 3DEXPERIENCE.

        Dans ce guide, nous vous expliquons comment démarrer, étape par étape :

        • Les logiciels requis et les prérequis
        • L’activation de la plateforme 3DEXPERIENCE
        • L’installation du connecteur Design with SOLIDWORKS
        • L’accès aux outils d’IA, comme l’onglet Compagnions virtuels

        Sans détour, uniquement l’essentiel pour être opérationnel rapidement.

        Étape 1 : Comprendre ce que signifie réellement « l’IA dans SOLIDWORKS »

        Avant de commencer la configuration, il est important de clarifier un point :

        L’IA dans SOLIDWORKS ne correspond pas à une seule fonctionnalité. Vous accédez à un ensemble de capacités via la plateforme 3DEXPERIENCE.

        Plus concrètement, cela inclut :

        • L’assistance à la conception et des recommandations
        • L’automatisation des tâches répétitives
        • Des analyses basées sur les données
        • Des outils en accès anticipé dans AI Labs

        Autrement dit, l’IA s’intègre directement à votre flux de travail, elle ne le remplace pas.

        Étape 2 : Vérifier les prérequis

        Avant d’accéder aux fonctionnalités d’IA, vous devez vous assurer que certains éléments sont en place.

        Logiciels requis

        • SOLIDWORKS 2026 (ou version ultérieure)
        • Un abonnement actif (nécessaire pour l’intégration aux services cloud)

        Accès à la plateforme

        • Un compte 3DEXPERIENCE
        • Des rôles attribués (dont Collaborative Designer for SOLIDWORKS)

        Configuration système

        • Une connexion Internet stable
        • Des droits administrateur pour l’installation
        • Un accès à un navigateur web

        S’il vous manque un de ces éléments, commencez par là. Sinon, vous êtes prêt à passer à l’étape suivante.

        Étape 3 : Activer la plateforme 3DEXPERIENCE

        Les fonctionnalités d’IA dépendent directement de votre connexion à la plateforme 3DEXPERIENCE.

        Comment activer votre compte

        • Consultez le courriel de bienvenue de Dassault Systèmes
        • Cliquez sur le lien d’activation
        • Définissez votre mot de passe et connectez-vous
        • Accédez à votre tableau de bord

        Une fois connecté, vous devriez voir vos rôles et les applications disponibles.

        Besoin d’aide ? Consultez notre guide de démarrage : Démarrer la plateforme 3DEXPERIENCE

        Étape 4 : Installer le 3DEXPERIENCE Launcher

        Avant d’installer les applications, vous devez installer le 3DEXPERIENCE Launcher.

        Étapes

        • Connectez-vous à la plateforme 3DEXPERIENCE
        • Accédez au Compass (menu en haut à gauche)
        • Descendez jusqu’à « My Apps » et trouvez Design with SOLIDWORKS
        • Sélectionnez l’application pour lancer l’installation
        • Cliquez sur « Install Launcher » lorsque demandé
        • Exécutez l’installateur

        Ce composant permet de connecter votre navigateur aux applications de bureau.

        Étape 5 : Installer « Design with SOLIDWORKS »

        C’est l’étape la plus importante.

        Le connecteur Design with SOLIDWORKS relie votre environnement SOLIDWORKS à la plateforme et active les fonctionnalités liées à l’IA.

        Étapes d’installation:

        • Dans la plateforme, recherchez Design with SOLIDWORKS
        • Cliquez sur Installer
        • Acceptez les paramètres par défaut (recommandé)
        • Complétez l’installation
        • Redémarrez votre ordinateur si nécessaire

        Une fois installé, votre environnement est connecté à la plateforme.

        Des difficultés ? Consultez notre guide : Connexion de SOLIDWORKS Desktop à la plateforme 3DEXPERIENCE

        Étape 6 : Lancer SOLIDWORKS depuis la plateforme

        Cette étape est souvent oubliée, mais elle est essentielle.

        Premier lancement

        • Accédez à la plateforme
        • Cliquez sur « Open » dans Design with SOLIDWORKS
        • Lancez SOLIDWORKS depuis le navigateur

        Pourquoi c’est important

        Ce processus :

        • Authentifie votre session
        • Active le connecteur
        • Initialise les services cloud

        Si vous lancez SOLIDWORKS directement depuis votre bureau, la connexion pourrait ne pas être correctement établie.

        Étape 7 : Vérifier l’add-in 3DEXPERIENCE

        Une fois SOLIDWORKS ouvert, assurez-vous que tout fonctionne correctement.

        Vérifications:

        • Un onglet 3DEXPERIENCE apparaît dans le panneau des tâches
        • L’add-in est activé dans :
          Outils > Modules complémentaires

        Si ce n’est pas le cas :

        • Activez-le manuellement
        • Redémarrez SOLIDWORKS si nécessaire

        Votre système est maintenant entièrement connecté.

        Étape 8 : Accéder à l’onglet Compagnons Virtuels

        On entre maintenant dans le vif du sujet.

        Une fois tout configuré, vous pouvez accéder à Compagnons Virtuels, où SOLIDWORKS propose de nouveaux outils basés sur l’IA.

        Où le trouver:

        • Dans SOLIDWORKS (panneau des tâches)
        • Recherchez l’onglet Compagnons Virtuels

        Virtual Companions Tab

        Ce que vous y trouverez:

        • Des fonctionnalités expérimentales
        • Des outils en accès anticipé
        • Des améliorations de workflow basées sur l’IA

        Ces fonctionnalités évoluent rapidement, attendez-vous donc à des changements fréquents.

        Étape 9 : Commencer à utiliser les fonctionnalités d’IA

        Une fois dans Virtual Companions, cliquez sur l’icône représentant une potion en haut à droite pour découvrir les fonctionnalités d’IA de SOLIDWORKS :

        Virtual Companions

        Exemples de premiers cas d’utilisation

        Cliquez sur les différentes catégories pour découvrir des exemples de consignes que vous pouvez utiliser pour commencer.

        AI Companion First Case

        Étape 10 : Bonnes pratiques pour démarrer

        C’est souvent ici que les équipes réussissent… ou rencontrent des difficultés.

        ✔ Commencez petit

        Ne transformez pas tout votre processus d’un coup.

        ✔ Ciblez des problèmes concrets

        Identifiez :

        • Les tâches répétitives
        • Les goulots d’étranglement
        • Les processus manuels

        ✔ Validez les résultats

        Les suggestions de l’IA nécessitent toujours une validation technique.

        ✔ Formez progressivement vos équipes

        L’adoption fonctionne mieux par étapes.

        Conclusion : L’avenir de l’IA dans SOLIDWORKS

        L’IA dans SOLIDWORKS évolue rapidement, mais la direction est claire :

        • Plus d’automatisation des tâches à faible valeur
        • Une meilleure aide à la décision
        • Une intégration plus poussée avec la simulation et les données

        Et surtout :

        SOLIDWORKS n’est pas remplacé, il est amélioré.

        Pour la plupart des équipes, la vraie opportunité n’est pas d’aller trop vite, mais simplement de commencer.

        Pour en savoir plus sur l’IA dans SOLIDWORKS, contactez-nous via notre site Web : SOLIDWORKS AI : Transformez votre conception grâce à l’intelligence artificielle


        Michael Habrich

        Spécialiste 3DEXPERIENCE

        X_green_halo

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          L’IA ne vous remplacera pas. Quelqu’un qui la maîtrise, oui.

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          L’IA ne vous remplacera pas. Quelqu’un qui la maîtrise, oui.

          [techtips_featured_image_shortcode]

          L’IA n’est pas complètement prête. Et c’est précisément pour ça qu’il faut l’adopter maintenant.

          On s’est habitués à parler d’intelligence artificielle comme si l’histoire avait commencé en 2022. ChatGPT arrive, le grand public s’en empare, et soudain l’IA devient un sujet de comptoir. Mais si l’on veut lire correctement ce qui se passe, il ne faut pas confondre la frénésie médiatique et la réalité historique. OpenAI a bien lancé ChatGPT en accès public (“research preview”) le 30 novembre 2022, et, oui, c’est un vrai point de bascule social.

          Mais l’IA, comme domaine, est beaucoup plus ancienne : Turing formalise dès 1950 le cadre intellectuel du “jeu de l’imitation”, et le Dartmouth Proposal (1955) annonce explicitement un projet d’été 1956 consacré à “l’artificial intelligence”. Certaines autres démonstrations “primitives” existent tôt : le Ferranti Mark I fait tourner un programme d’échecs limité en 1951 (mate‑en‑deux).

          Ce rappel n’a pas pour ambition de vous donner un cours d’histoire. Il sert à comprendre une chose : l’IA n’est pas une fonctionnalité. C’est une trajectoire.

          Et elle ressemble à une autre trajectoire humaine bien connue : celle du feu.

          L’analogie du feu : comprendre une technologie que l’on ne comprend pas encore

          Là, vous vous dites certainement : « Qu’est-ce qu’il raconte ? ». Restez avec moi.

          Un jour, dans sa caverne, l’un de nos ancêtres a découvert le feu. Cette découverte, au départ, répond à un usage très précis : se chauffer, s’éclairer, se protéger. Ce ne sont pas des “innovations industrielles”; ce sont des usages immédiats.

          Et pourtant, la chaîne complète – métallurgie, machines, aciéries – qui découle de cette même découverte va bousculer l’histoire moderne. L’humain du jour 1 ne pouvait pas imaginer l’humain d’aujourd’hui. Pas parce qu’il était moins intelligent; mais parce qu’il manquait de perspective.

          Nous en sommes au même stade. Sauf qu’au lieu de tenir une torche, on écrit des prompts.

          Et l’erreur typique, en 2026, c’est de juger l’IA à partir de ce qu’elle est aujourd’hui, comme si c’était significatif de la trajectoire de demain.

          Le vrai signal : la vitesse d’évolution

          Ce qui compte n’est pas seulement “ce que l’IA fait aujourd’hui”. Ce qui compte, c’est à quelle vitesse elle s’améliore. Pour rendre cette vitesse tangible, un artefact culturel est devenu célèbre : le “Will Smith Eating Spaghetti test”, maintenant documenté comme benchmark informel.

          Étude de cas : le “Spaghetti Test”

          Dans sa version 2023, l’action humaine est instable : visages et mains se déforment, la physique n’est pas crédible. Dans la version de 2026, l’exercice devient suffisamment cohérent et la différence est évidente : on n’est plus dans le “meme grotesque”, mais dans un rendu qui exige un regard critique pour identifier l’intervention de l’IA.

          Ce qui importe ici, c’est la dynamique d’apprentissage sous‑jacente. La progression observée entre 2023 et 2026 ne peut pas être attribuée uniquement à l’amélioration des modèles. Elle est également le résultat d’un processus d’appropriation par les utilisateurs.

          Les premiers usages ont produit des résultats de faible qualité, souvent instables et difficilement exploitables. Toutefois, ces expérimentations ont permis d’identifier progressivement les limites des modèles, d’ajuster les méthodes d’interaction (prompts, itérations, post‑traitement) et de structurer des pratiques plus robustes.

          Autrement dit, l’amélioration des livrables en 2026 est indissociable de l’apprentissage accumulé entre‑temps par les utilisateurs. La performance actuelle n’est pas uniquement technologique; elle est aussi cognitive et méthodologique.

          C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la notion d’avantage cumulatif : elle ne repose pas seulement sur l’accès à la technologie, mais sur l’expérience acquise en l’utilisant dans des conditions imparfaites.

          De la culture internet au bureau d’études : pourquoi SOLIDWORKS est concerné

          La transition “spaghetti → SOLIDWORKS” n’est pas dénuée de sens: c’est le même mécanisme appliqué à un autre contexte. Une technologie générale franchit un seuil, puis s’infiltre dans des produits, puis se rend invisible, puis reconfigure des pratiques.

          On a déjà vu ça dans les années 2010 : l’IA ne “ressemblait” pas à ChatGPT, mais elle était intégrée au quotidien. Google Maps, par exemple, a déployé en production des modèles (dont des réseaux de neurones de graphes) pour la prédiction d’ETA (Estimate Time of Arrival) et de trafic, à l’échelle mondiale. Résultat : vous utilisez de l’IA sans y penser.

          L’avantage vient rarement d’un bouton “IA”, mais de la routine qui change autour de votre activité.

          SOLIDWORKS 2026 : La révolution IA est en marche

          C’est exactement le même enjeu dans SOLIDWORKS.

          SOLIDWORKS 2026 met déjà de l’IA dans des zones où l’on perd du temps pour vrai : la mise en plan, l’assemblage, et l’accès à la connaissance. Dassault Systèmes annonce SOLIDWORKS 2026 comme un portefeuille “AI‑powered” (design, collaboration, data management).

          Un exemple parlant (et assumé comme tel) : Auto‑Generate Drawings (BETA). La documentation “What’s New in SOLIDWORKS 2026” décrit explicitement la génération automatique de mises en plan, incluant des vues en coupe et des symboles de perçage.

          Même logique côté assemblages : SOLIDWORKS documente la reconnaissance IA de fixations afin de créer des SmartMates automatiquement, avec des limites explicitement listées – ce qui est exactement le genre de détail qui rend la promesse crédible (et qui rappelle que ce n’est pas “magique”, c’est de l’ingénierie + des contraintes).

          Mais au lieu de vous lister TOUTES fonctionnalités disponible, je préfère insister sur le mouvement : Dassault annonce des “Virtual Companions” (AURA, LEO, MARIE), avec AURA et LEO déjà disponible et MARIE annoncée bientôt, SOLIDWORKS met de l’avant des fonctionnalités “AI‑guided” en FD01 (ex. analyse guidée, création guidée).

          L’important ici, ce n’est pas de prouver que “tout est prêt”. C’est de constater que l’IA est entrée dans l’outil, donc l’apprentissage commence, que vous le vouliez ou non. Et ça va vite.

          Attendre la maturité : pourquoi c’est une grave erreur

          Je vais le dire sans détour : en 2026, tout ça est encore imparfait. Et c’est normal. On est au stade “spaghetti 2023” de la CAO assistée par IA : prometteur, fonctionnel par endroits, mais pas encore une évidence partout.

          La réaction réflexe de beaucoup d’équipes est : “on va attendre que ce soit mature”.

          Ce réflexe est humain. Mais stratégiquement ? C’est une grave erreur.

          En 2025, on bascule clairement dans une phase d’adoption massive. Près de 88% des organisations déclarent utiliser l’IA dans au moins une fonction, contre 78% l’année précédente. Cette adoption s’accélère et suit une courbe exponentielle.

          Sur le plan économique, les signaux sont tout aussi clairs. Le marché de la gen-AI atteint près de 60 milliards de dollars en 2025 et pourrait dépasser les 400 milliards d’ici 2031.

          Dans l’industrie, la bascule est déjà visible : près de 76% des entreprises manufacturières utilisent l’IA en 2026.

          Mais le point le plus intéressant n’est pas l’adoption. C’est l’écart entre adoption et impact. Malgré des investissements massifs, seules environ 5% des entreprises parviennent aujourd’hui à générer une valeur significative avec l’IA. Et dans la majorité des cas, les projets restent bloqués au stade expérimental : la majorité des initiatives ne passent jamais en production.

          Autrement dit : tout le monde a accès à l’IA. Mais très peu savent réellement l’utiliser. Donc “attendre” ne veut pas dire rester prudent. Ça veut dire laisser un différentiel de compétence se créer. Parce que savoir utiliser l’IA… Ça s’apprend.

          Ce que dit la recherche sur les gains (et leurs limites)

          Pour répondre au postulat “on va attendre que l’IA soit prête”, il faut comprendre une nuance importante : l’IA ne donne pas des gains uniformes, et c’est précisément pour ça qu’il faut apprendre tôt.

          La conclusion opérationnelle est simple : l’adoption précoce n’est pas un pari aveugle; c’est une phase de cartographie. Ça vous aide à comprendre quand l’IA fonctionne, quand elle se trompe, et surtout comment la contrôler.

          Ce que ça change vraiment : redéfinition de la performance en ingénierie

          C’est là que ma thèse devient très concrète : l’IA ne vous remplacera pas; un concurrent qui la maîtrise, oui.

          Et je parle de maîtrise au sens strict. Demander à ChatGPT une recette de carbonara… Ça ne compte pas. Je parle de pratiques de travail. De standards. De contrôle qualité. De comprendre quand l’IA accélère une tâche, et quand au contraire elle introduit du risque. De savoir où intégrer l’IA dans un projet sans casser la traçabilité. De savoir comment former vos équipes sans créer une dépendance aveugle.

          Autrement dit, la maîtrise ne se construit pas le jour où l’outil devient “parfait”. Elle se construit pendant qu’il est imparfait, parce que c’est là que vous bâtissez vos standards, vos checklists, vos contrôles, vos meilleures pratiques d’usage. À terme, la valeur d’un ingénieur ne sera pas seulement “sa compétence technique”. Ce sera sa capacité à multiplier cette compétence avec une IA bien cadrée.

          Conclusion : passer de l’intention à l’action

          La question n’est donc plus de savoir si vous utilisez l’IA. Elle est déjà là, dans vos outils, dans vos processus, dans votre environnement concurrentiel.

          La vraie question, c’est de savoir si vous êtes en train d’apprendre à l’utiliser correctement.

          Comme toutes les transformations technologiques majeures, l’avantage ne revient pas à ceux qui attendent que tout soit stabilisé. Il revient à ceux qui commencent pendant que c’est encore imparfait, qui expérimentent, qui structurent, et qui construisent progressivement des méthodes solides.

          L’IA ne remplace pas l’ingénierie. Elle en redéfinit les standards.

          Et cette transition ne se fait pas seule.

          Chez solidxperts, nos équipes travaillent déjà avec ces outils au quotidien. Nous accompagnons des entreprises dans la mise en place de pratiques concrètes autour de l’IA dans SOLIDWORKS : identification des cas d’usage pertinents, intégration dans les processus existants, formation des équipes et mise en place de standards fiables.

          Si vous souhaitez comprendre concrètement ce que l’IA peut apporter à votre environnement, nous proposons des démos et des sessions d’échange adaptées à votre réalité.

          Le plus simple reste encore d’en discuter.


          Max Laramée

          Max Laramée

          Directeur marketing

          X_green_halo

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            L’impression 3D au service des enfants

            BLOG

            L’impression 3D au service des enfants

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            Fin 2025, plusieurs employés de SolidXperience ont vécu une aventure inoubliable : notre première participation au 24h Tremblant, un événement caritatif pour le mieux-être des enfants.

            La cause nous a touchés dès le départ. Rapidement, une équipe s’est formée. Avec le soutien de nos collègues et de la direction, nous avons repoussé nos limites. L’énergie, l’enthousiasme et la solidarité ont rendu cette expérience exceptionnelle.

            L’équipe de fabrication additive de Montréal a voulu faire une vraie différence. Près de la moitié de ses membres ont participé activement à l’événement. Les autres ont soutenu la cause avec des initiatives originales, comme la création et l’impression 3D de supports à snowboard, offerts aux donateurs.

            Ces supports ont permis aux donateurs de transformer leur planche à neige en objet décoratif unique. Fini le garage : leurs planches trouvent désormais une place sur les murs, en toute fierté.

            Avant de revenir sur notre projet de fabrication additive, expliquons d’abord ce qu’est le 24h Tremblant et pourquoi cet événement inspire autant.

            L'impression 3D au service des enfants

            Le 24h Tremblant, un événement unique

            Le 24h Tremblant est bien plus qu’un simple défi sportif. C’est un rassemblement caritatif qui combine effort, solidarité et engagement pour les enfants suivis par la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Pendant 24 heures, des équipes se relaient pour soutenir la cause, en choisissant entre course, marche ou ski.

            Pour notre équipe d’experts 3D, c’était l’occasion de chausser les skis… ou plutôt les planches ! Tous les membres sont snowboarders, ce qui a rendu l’expérience encore plus amusante et conviviale sur les pistes.

            Chaque tour de piste, chaque relais nous rappelait pourquoi nous étions là : offrir espoir et soutien à des enfants au courage exceptionnel. Cette année, nous avons eu l’honneur de parrainer Stefano, 15 ans, passionné de hockey et inspirant par sa résilience. Présent sur les pistes, Stefano a participé activement à l’événement, partageant sa motivation et son énergie avec tous.

            L’ambiance était à la fois festive, intense et émouvante. On rit, on s’encourage, on se dépasse… tout en gardant en tête que chaque don et chaque effort contribue à améliorer la vie de jeunes patients et de leurs familles.

            Pourquoi ce type d’événement a un impact

            Les événements comme le 24h Tremblant ne se résument pas à un simple défi sportif. Ils rassemblent les gens autour d’une cause, génèrent des fonds concrets et sensibilisent chacun à la réalité des enfants et de leurs familles. Chaque participant, qu’il parcoure les pistes ou mobilise son réseau pour soutenir financièrement l’événement, contribue directement au bien-être des enfants suivis par la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

            Pour SolidXperience, cette participation s’inscrit dans une démarche plus large. Chaque année, plusieurs équipes de l’entreprise prennent part au 48h Make-A-Wish, un événement similaire où l’énergie collective permet de transformer la vie d’enfants confrontés à des défis de santé. Comme pour le 24h Tremblant, ces expériences sensibilisent, mobilisent et inspirent. Elles renforcent aussi l’esprit d’équipe, car se dépasser pour une cause commune crée des liens durables, bien au-delà de l’événement.

            Le 24h Tremblant 2025 en est un parfait exemple. En parrainant Stefano, 16 ans, passionné de hockey et aspirant annonceur sportif, nous avons constaté à quel point un événement de cette ampleur peut avoir un impact réel. Malgré deux diagnostics rares, le syndrome d’hypoventilation centrale congénitale et la maladie de Hirschsprung, Stefano a participé activement, partageant son énergie et sa détermination avec tous.

            Ces événements ne sont pas seulement une levée de fonds. Ce sont des moments qui mettent en lumière le courage et la résilience des enfants, tout en donnant aux participants l’occasion de se mobiliser et de faire une différence tangible.

            Le projet de fabrication additive : supports à snowboard

            Pour soutenir le 24h Tremblant, notre équipe de fabrication additive a voulu contribuer de manière concrète et originale. Nous avons tiré parti des propriétés mécaniques de l’Onyx pour concevoir et imprimer des supports capables de porter un snowboard entier de façon durable et esthétique.

            Pour y parvenir, plusieurs étapes ont été suivies. L’objectif était de créer une pièce capable de soutenir une planche à neige entière en toute sécurité, tout en gardant le coût matériel inférieur à 10 dollars. Pour cela, nous avons appliqué une méthode particulière à l’impression 3D appelée “design to failure”. Cette approche consiste à concevoir la pièce la plus simple possible, à la tester, puis à renforcer uniquement les zones qui en ont besoin.

            Le premier design testé était le suivant :

            Impression 3D de supports à snowboard

            Après les premiers tests, plusieurs défauts ont été constatés.

            • Lorsque le snowboard reposait près du mur, la pièce le soutenait bien. Cependant, les fixations faisaient basculer la planche vers l’avant assez facilement.

            • Lorsque le snowboard était placé plus loin du mur, il était stable. Mais la pièce fléchissait et devait être renforcée et allongée pour assurer une sécurité optimale.

            À partir de ces conclusions, une deuxième version a été conçue. Elle conservait l’idée de maintenir la planche le plus près possible du mur pour réduire le moment de force à supporter. La pièce a été modifiée afin de maintenir la planche stable et verticale, tout en garantissant sa sécurité.

            Support à snowboard en impression 3D

            Cette deuxième version a été testée en conditions réelles. Elle maintient bien la planche, mais n’est pas encore totalement sécuritaire. La partie avant qui retient la planche a tendance à se déformer. Plus cette déformation augmente, plus le poids exerce un effet de levier important, ce qui met encore plus de pression sur le support.

            Une troisième version a donc été conçue et imprimée:

            Imprimante 3D utilisée pour imprimer les supports

            On remarque l’ajout d’un troisième crochet, placé en haut, pour éviter tout mouvement de bascule. Cette modification permet de réduire considérablement la charge sur les deux supports muraux. La quantité de plastique économisée compense largement l’ajout de cette troisième pièce.

            En conditions réelles, la planche est désormais totalement supportée et peut être fixée au mur en toute sécurité :

            Crochets à snowboard finaux

            Ainsi, en suivant la méthode “design to failure”, nous avons conçu un support mural pour snowboard avec un coût matériel inférieur à 10 dollars. Ce support a été offert à tous les donateurs remplissant les conditions et intéressés.

            Chaque pièce fabriquée a été un vrai plaisir, et aujourd’hui, chaque fois que je vois mon snowboard accroché au mur, je repense à la montagne, à l’énergie du 24h Tremblant et à l’aventure incroyable que nous avons vécue cette année.

            Un projet qui allie passion, équipe et impact

            Ce projet a montré que la créativité et l’innovation peuvent se mettre au service d’une cause qui a du sens. Chaque support mural conçu et imprimé en 3D a permis de combiner ingénierie, plaisir de fabriquer et soutien concret aux donateurs et aux enfants.

            Au-delà des aspects techniques, cette expérience a renforcé l’esprit d’équipe et la solidarité. Chaque snowboard accroché au mur rappelle l’énergie du 24h Tremblant et l’impact tangible que nous pouvons avoir lorsque nous unissons nos talents pour une mission qui nous tient à cœur.

            Et si votre prochain projet faisait aussi la différence ? Nos experts sont là pour vous aider, contactez-nous.


            Lilian

            Lilian Beatrix

            Spécialiste en fabrication additive

            X_green_halo

            Vous avez des questions ? Besoin d’aide ? Demandez à l’un de nos experts.

            Que vous soyez prêt à commencer ou que vous ayez quelques questions supplémentaires, vous pouvez nous contacter sans frais :

              Connexion de SOLIDWORKS Desktop à la plateforme 3DEXPERIENCE

              BLOG

              Connexion de SOLIDWORKS Desktop à la plateforme 3DEXPERIENCE

              [techtips_featured_image_shortcode]

              La plateforme 3DEXPERIENCE propose une vaste gamme d’applications web puissantes. Cependant, de nombreuses équipes préfèrent continuer à concevoir dans l’environnement familier de SOLIDWORKS Desktop. Bonne nouvelle : vous n’avez pas à choisir entre les deux.

              En combinant SOLIDWORKS Desktop avec le connecteur Design with SOLIDWORKS, vous conservez vos flux de travail et votre interface habituels tout en profitant pleinement du stockage, du partage et de la collaboration dans le cloud.

              Dans cet article, nous verrons :

              • L’installation du connecteur Design with SOLIDWORKS
              • Le lancement de SOLIDWORKS avec la connexion 3DEXPERIENCE activée
              • L’enregistrement des fichiers directement sur la plateforme
              • La gestion du cache local pour des performances optimales

              Installation de Design with SOLIDWORKS

              Tout d’abord, une fois votre tenant 3DEXPERIENCE activé ou après avoir été invité à rejoindre un tenant existant, la connexion entre SOLIDWORKS Desktop et la plateforme est rapide et simple.

              Dans l’interface 3DEXPERIENCE :

              • Cliquez sur l’icône Compass en haut à gauche.
              • Faites défiler jusqu’à My Apps et repérez Design with SOLIDWORKS.
              • Sélectionnez l’application pour lancer l’installation.

              Installing Design with SOLIDWORKS

              Pendant l’installation, vous devrez choisir :

              • Installer tous les rôles attribués, ou
              • Installer uniquement les rôles nécessaires au connecteur Design with SOLIDWORKS

              Installing Design with SOLIDWORKS

              L’installateur vous permettra ensuite de définir :

              • Le répertoire d’installation
              • L’emplacement du cache 3DEXPERIENCE

              Par défaut, le cache est stocké dans C:\3DEXPERIENCE. Comme il est géré directement depuis SOLIDWORKS, vous n’aurez généralement pas besoin d’y accéder manuellement.

              The cache is stored in C:\3DEXPERIENCE

              Une fois l’installation terminée, le connecteur est ajouté à votre système.

              Activer l’add-in 3DEXPERIENCE dans SOLIDWORKS

              Avant d’utiliser le connecteur, assurez-vous que l’add-in 3DEXPERIENCE est bien activé dans SOLIDWORKS.

              • Lancez SOLIDWORKS.
              • Accédez à Paramètres > Add-Ins.
              • Vérifiez que l’add-in 3DEXPERIENCE est installé et coché.

              Enabling the 3DEXPERIENCE Add-In in SOLIDWORKS

              Cela permet à SOLIDWORKS de communiquer correctement avec la plateforme.

              Lancer SOLIDWORKS avec le connecteur

              Un changement important à connaître concerne la façon de lancer SOLIDWORKS.

              Si vous ouvrez SOLIDWORKS via un raccourci bureau ou la recherche système, vous lancez la version standard sans connexion à 3DEXPERIENCE.

              Pour utiliser le connecteur, lancez plutôt Design with SOLIDWORKS.

              Cela démarre SOLIDWORKS avec toutes les fonctionnalités 3DEXPERIENCE activées.

              Vous pouvez également :

              • Utiliser le menu déroulant à côté de Design with SOLIDWORKS pour vérifier les mises à jour ou désinstaller
              • Créer un raccourci dédié sur le bureau pour accéder rapidement aux fonctionnalités cloud sans passer par le navigateur

              Launching SOLIDWORKS with the Connector

              Enregistrer des fichiers sur la plateforme 3DEXPERIENCE

              Une fois connecté, l’enregistrement des fichiers dans le cloud devient très simple.

              Vous pouvez :

              • Utiliser Save to 3DEXPERIENCE dans le menu Fichier (à côté de Enregistrer et Enregistrer sous), ou
              • Utiliser le volet des tâches 3DEXPERIENCE ajouté par l’add-in

              Ce volet vous permet de :

              • Parcourir votre tenant
              • Rechercher des données existantes
              • Faire un clic droit pour enregistrer directement vos fichiers sur la plateforme

              Et si nécessaire, vous pouvez toujours enregistrer vos fichiers localement. Le connecteur ne vous impose pas un fonctionnement 100 % cloud.

              Saving Files to the 3DEXPERIENCE Platform

              Gérer le cache 3DEXPERIENCE

              Lorsque vous ouvrez ou modifiez des fichiers stockés sur la plateforme, ceux-ci sont téléchargés localement dans le cache 3DEXPERIENCE. Maintenir ce cache propre peut améliorer significativement les performances.

              L’add-in 3DEXPERIENCE facilite cette gestion :

              • Suppression de fichiers en cache individuellement
              • Utilisation de l’outil de nettoyage pour supprimer les fichiers plus anciens qu’une date donnée

              L’outil de nettoyage est intelligent : il ignore automatiquement :

              • Les fichiers référencés dans des assemblages
              • Les fichiers non encore enregistrés sur la plateforme
              • Les fichiers actuellement verrouillés

              Cela vous permet de libérer de l’espace sans risque pour vos données.

              Saving Files to the 3DEXPERIENCE Platform

              Conclusion

              Le connecteur Design with SOLIDWORKS comble le fossé entre SOLIDWORKS Desktop et la plateforme 3DEXPERIENCE, en vous offrant le meilleur des deux mondes. Vous bénéficiez de la collaboration et de la gestion des données dans le cloud, sans changer votre façon de concevoir.

              Besoin d’aide pour installer le connecteur, optimiser vos flux de travail ou le déployer dans votre équipe ? L’équipe Solidxperts est là pour vous accompagner.

              Vous souhaitez aller plus loin ?

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              • Échangez avec d’autres utilisateurs et experts
              • Ou contactez-nous. Nous serons ravis de vous aider à tirer le meilleur parti de vos outils

              Michael Habrich

              Spécialiste 3DEXPERIENCE

              X_green_halo

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                7 mythes sur l’IA : Démystifier les biais et les limites technologiques

                BLOG

                7 mythes sur l’IA : Démystifier les biais et les limites technologiques

                [techtips_featured_image_shortcode]

                Chaque vague d’innovations en intelligence artificielle (IA) apporte son lot de progrès bien réels… et une montée spectaculaire du battage médiatique. À chaque percée, de nouveaux récits apparaissent: l’IA serait « magique », dotée d’une volonté propre, sur le point de devenir surhumaine ou, au contraire, totalement incontrôlable par le droit.

                En conséquence, ce brouillard de mythes rend l’IA opaque pour le grand public, complique les décisions des organisations et détourne l’attention des vrais enjeux techniques et sociaux.

                Dans ce contexte, ce billet, on propose une mise au point :

                • quels sont les principaux mythes qui entourent l’IA aujourd’hui,

                • et quelles réalités techniques, physiques et sociales permettent de les déconstruire.

                Les grands mythes qui façonnent l’imaginaire de l’IA

                Plus précisément, plusieurs mythes structurent aujourd’hui l’imaginaire collectif autour de l’IA.

                • « L’IA possède une agence »
                  L’idée que l’IA agirait de sa propre initiative, avec une volonté, des intentions ou des objectifs qui lui seraient propres.

                • « La superintelligence est imminente »
                  La conviction que nous sommes à quelques années (voire mois) d’une intelligence générale dépassant largement les capacités humaines.

                • « L’IA peut être objective ou impartiale »
                  La croyance que les algorithmes, parce qu’ils calculent, seraient neutres par nature.

                • « L’IA a une signification claire »
                  Comme si l’on parlait d’une technologie unifiée, bien définie. En pratique, il n’existe pas de définition unique et consensuelle.

                • « Des lignes directrices éthiques suffisent à nous protéger »
                  Les chartes d’éthique sont perçues comme un bouclier suffisant face aux dérives possibles.

                • « Il est impossible de réglementer l’IA »
                  Le mythe selon lequel la technologie irait trop vite pour que le droit puisse suivre.

                • « L’IA peut résoudre n’importe quel problème »
                  L’idée d’une solution universelle que l’on pourrait appliquer indifféremment à tous les défis techniques, économiques ou sociaux.

                En réalité, ces mythes reposent sur un mélange de marketing, de science-fiction et de méconnaissance technique. Pour les dépasser, il faut revenir à ce que l’IA est réellement, aujourd’hui.

                1. Agence et conscience : l’IA comme « perroquet stochastique »

                Tout d’abord, l’un des glissements les plus fréquents consiste à attribuer à l’IA une intentionnalité : on parle de ce que « l’IA veut », « décide », ou « pense ». Or, les systèmes actuels, en particulier les grands modèles de langage (LLM), fonctionnent beaucoup plus simplement.

                Des modèles qui prédisent, sans comprendre

                Un LLM n’« interprète » pas vos phrases au sens humain du terme. Techniquement, il :

                • prend une séquence de tokens (morceaux de mots) en entrée ;

                • calcule, via un réseau de neurones entraîné, une distribution de probabilité sur le prochain token;

                • échantillonne ou choisit le token suivant en fonction de cette distribution ;

                • recommence, étape par étape, jusqu’à produire une réponse complète.

                Ce processus s’appuie sur des corrélations statistiques massives apprises pendant l’entraînement. Mais à aucun moment le système ne possède :

                • de compréhension sémantique des concepts manipulés,

                • ni de modèle interne du monde comparable à celui d’un humain,

                • ni de volonté propre.

                Autrement dit, c’est ce qu’on désigne, de manière parlante, comme un « perroquet stochastique » : une machine qui répète, de façon très sophistiquée, des structures de langage apprises, en les combinant de manière probabiliste.

                L’anthropomorphisme comme biais permanent

                Si ces systèmes « donnent l’impression » de penser, c’est d’abord parce que nous avons une forte tendance à anthropomorphiser tout ce qui présente un comportement apparemment intelligent ou conversationnel. Ce biais cognitif est au cœur de nombreux malentendus actuels sur l’IA.

                2. Superintelligence : le mur des ressources

                Ensuite, un autre récit dominant est que nous serions à l’aube d’une superintelligence générale, freinée uniquement par la volonté des acteurs industriels. Un regard sur l’infrastructure réelle raconte une histoire très différente.

                Le « mur de données » : un capital fini

                Les grands modèles actuels tirent leur puissance d’un volume colossal de données humaines de haute qualité : textes, conversations, code, contenus multimédias. Ce capital n’est pas infini.

                Les estimations convergent : le réservoir de données de bonne qualité, utile pour l’entraînement de modèles de plus en plus gros, pourrait être épuisé entre 2026 et 2032. Au-delà :

                • on recyclerait en boucle les mêmes données (avec peu de gain marginal) ;

                • ou on devrait recourir à des données synthétiques, avec d’autres risques de dérive.

                Contraintes physiques et rendements décroissants

                Cependant, l’illusion d’une croissance sans limite de la puissance des modèles se heurte à plusieurs murs.

                • Réseaux électriques et refroidissement : la densité de calcul requise pour entraîner et déployer les plus grands modèles est telle que les data centers se heurtent aux limites :

                  • de la capacité électrique disponible,

                  • des infrastructures de refroidissement nécessaires pour évacuer la chaleur.

                • Matériel : les GPU et autres accélérateurs approchent des limites physiques en matière de performance par watt et par coût. Les gains de génération en génération ne suivent plus une exponentielle simple.

                • Rendements décroissants : chaque augmentation d’échelle (en paramètres, en données, en compute) apporte des gains de performance, mais ces gains sont de plus en plus faibles par unité de ressource investie.

                Ces « murs des ressources » ne rend pas impossible une progression continue, mais il invalide le récit d’une trajectoire linéaire vers une superintelligence quasi illimitée.

                3. Objectivité et impartialité : l’IA comme miroir des biais humains

                On présente souvent l’IA comme un moyen de « neutraliser » les biais humains. En pratique, les systèmes d’IA ont plutôt tendance à hériter, et parfois amplifier ,les inégalités existantes.

                Biais de données : qui est représenté, qui ne l’est pas

                Un modèle ne peut généraliser correctement que si ses données d’entraînement :

                • couvrent une diversité suffisante de situations,

                • représentent de manière équilibrée les différents groupes de population.

                Lorsque ce n’est pas le cas, les performances se dégradent de manière asymétrique. Des études ont montré, par exemple, que certains systèmes de reconnaissance faciale présentaient des taux d’erreur 35 % plus élevés pour les femmes à la peau foncée que pour les hommes blancs.

                Ce n’est pas un bug isolé : c’est le symptôme direct d’un biais de représentation dans les données.

                Biais de conception : les choix d’optimisation comptent

                Même avec des données relativement équilibrées, les modèles incarnent les priorités de leurs concepteurs :

                • comment pondère-t-on la précision globale vs. la justice entre groupes ?

                • quelles métriques sont privilégiées à l’entraînement et en production ?

                • quels compromis accepte-t-on entre fausses alertes et faux négatifs ?

                Ces choix, souvent implicites, ont un impact direct sur qui bénéficie et qui pâtit d’un système d’IA. Parler d’objectivité sans expliciter ces arbitrages relève plus du storytelling que de l’analyse technique.

                4. L’architecture plurielle de l’IA

                Contrairement au mythe, le terme « intelligence artificielle » ne désigne pas une technologie unique et bien définie, mais sert de terme « parapluie » pour un ensemble vaste et hétérogène de méthodes, de théories et d’applications. En réalité, il n’existe aucun consensus technique universel sur sa définition, ce qui alimente une confusion majeure entre les concepts, les capacités réelles et les fantasmes de science-fiction.

                Voici les réalités qui déconstruisent cette idée de technologie unifiée :

                1. Une hiérarchie de concepts souvent confondus

                Le public utilise souvent les termes IA, Machine Learning et Deep Learning de manière interchangeable, alors qu’ils entretiennent une relation de sous-ensembles.

                • L’Intelligence Artificielle (IA) : C’est le domaine global de l’informatique visant à créer des machines capables de simuler des fonctions cognitives humaines ou de résoudre des tâches complexes.

                • L’Apprentissage Automatique (Machine Learning – ML) : Un sous-ensemble de l’IA où l’ordinateur apprend à reconnaître des motifs à partir de données sans être explicitement programmé pour chaque règle.

                • L’Apprentissage Profond (Deep Learning – DL) : Une technique spécialisée du ML utilisant des réseaux de neurones multicouches pour analyser des données très complexes.

                1. Des définitions divergentes selon l’approche

                La réalité de l’IA change radicalement selon le point de vue adopté :

                • Définition scientifique : Une discipline de recherche visant à simuler des fonctions cognitives comme le raisonnement ou la perception.

                • Définition technologique : Des systèmes (agents) capables de percevoir leur environnement et d’exécuter des actions en conséquence.

                • Conception populaire : Une vision souvent « magique » ou anthropomorphique, prêtant une conscience ou une volonté propre aux machines, ce qui ne correspond à aucune réalité technique actuelle.

                1. Une technologie fragmentée et non monolithique

                L’IA n’est pas une entité unifiée mais se décompose en de nombreux domaines distincts (au moins 26 selon l’Association française pour l’IA). On distingue notamment deux grandes familles historiques qui fonctionnent selon des logiques opposées :

                • L’IA symbolique (explicite) : Basée sur des règles logiques et des symboles fournis par des experts humains.

                • L’IA connexionniste (statistique) : Fondée sur l’analyse probabiliste de masses de données, comme les modèles de langage actuels.

                1. La barrière entre IA « faible » et « générale »

                Aujourd’hui, la réalité technique se limite exclusivement à l’IA « faible » ou « étroite », capable d’exceller dans une tâche précise (jouer aux échecs, diagnostiquer une image médicale) mais totalement incapable de transférer cette compétence à un autre domaine. L’idée d’une Intelligence Artificielle Générale (IAG) capable d’apprendre n’importe quelle tâche humaine reste, à ce jour, une perspective spéculative.

                5. Éthique, marketing et besoin de lois contraignantes

                Face à ces risques, la réponse des organisations a longtemps pris la forme de chartes éthiques : principes de haut niveau, engagements volontaires, codes de conduite internes. Ces outils ont une utilité, mais leurs limites sont claires.

                Le « marketing éthique »

                Sans mécanisme de contrôle ou de sanction, nombre de ces chartes s’apparentent à du « marketing éthique » :

                • elles rassurent les parties prenantes,

                • elles améliorent l’image de marque,

                • mais elles n’empêchent pas concrètement la mise en production de systèmes à haut risque mal contrôlés.

                Vers un droit effectif : l’exemple de l’AI Act de l’UE

                À l’inverse du mythe « l’IA est ingouvernable », on voit émerger des cadres juridiques contraignants, comme l’AI Act de l’Union européenne, qui propose une approche fondée sur le risque :

                • les systèmes sont classés de « risque inacceptable » (interdits) à « risque minimal » (peu ou pas régulés) ;

                • les systèmes à haut risque sont soumis à des exigences strictes de :

                  • transparence,

                  • traçabilité,

                  • documentation,

                  • évaluation de conformité,

                  • supervision humaine effective.

                L’objectif n’est pas de « ralentir la technologie », mais de ramener l’IA dans un espace gouverné par le droit, où les acteurs restent responsables de leurs décisions et de leurs systèmes.

                6. L’IA n’est pas une baguette magique : un outil spécifique, pas une panacée

                Enfin, l’un des mythes les plus pernicieux consiste à voir l’IA comme une solution universelle : face à tout problème complexe, « on mettra de l’IA dessus ».

                Une IA faible, spécialisée, dépendante du contexte

                L’IA qui fonctionne en production aujourd’hui est :

                • spécialisée : par exemple, reconnaître des objets dans des images, résumer du texte, détecter des fraudes, suggérer du code ;

                • dépourvue de sens commun : elle échoue facilement sur des situations légèrement hors distribution ou sur des raisonnements de bon sens ;

                • très dépendante du contexte :

                  • qualité, volume et fraîcheur des données disponibles ;

                  • qualité de l’intégration dans un système humain plus large (processus métiers, gouvernance, contrôles humains).

                Un même modèle pourra produire d’excellents résultats dans un environnement bien cadré, et échouer spectaculairement dès que les données changent, que les objectifs sont flous ou que l’usage réel diverge de l’usage prévu.

                L’IA comme composant, pas comme stratégie

                Pour les organisations, cela implique de penser l’IA comme :

                • un composant d’architecture (au même titre qu’une base de données ou un service métier),

                • à intégrer dans une stratégie plus large : objectifs clairs, indicateurs, plan de déploiement, gestion des risques, accompagnement humain.

                La mauvaise question est : « Comment pouvons-nous mettre de l’IA partout ? »
                La bonne question est : « Sur quels problèmes concrets, bien définis, l’IA apporte-t-elle un avantage réel par rapport aux alternatives ? »

                Sortir du mythe pour mieux concevoir et réguler l’IA

                L’IA actuelle n’est ni une entité consciente, ni une promesse de superintelligence imminente, ni une baguette magique. En réalité, il s’agit d’un ensemble de techniques puissantes, mais profondément ancrées dans le réel. D’uen part, elle demeure limitée par les lois de la physique, notamment les contraintes liées à l’énergie, au refroidissement et au matériel. Enfin, elle est aussi dépendante des ressources disponibles, comme les données et la puissance de calcul. Enfin, elle est inévitablement imprégnée des structures sociales et des biais humains présents dans les données et dans les objectifs qui guident son développement.

                Ainsi, en déconstruisant les mythes associés à l’intelligence artificielle, qu’il s’agisse de l’idée d’une véritable agence autonome, d’une superintelligence imminente, d’une objectivité parfaite, d’une irréductibilité au droit ou encore d’une panacée universelle, on se donne les moyens de poser de meilleures questions techniques et de concevoir des systèmes plus sûrs et plus justes. De plus, cette démarche permet également d’élaborer des régulations plus ciblées et adaptées aux réalités technologiques.

                Au final, elle nous aide à utiliser l’intelligence artificielle pour ce qu’elle est réellement : un outil spécifique, qui doit être manié avec rigueur, transparence et supervision humaine. Comprendre ces réalités est une première étape essentielle pour développer, encadrer et utiliser l’IA de manière responsable. Vous avez des questions sur l’IA et ses applications concrètes? Nos experts sont là pour vous guider. Contactez-nous pour en discuter.


                Benoit Bilodeau

                Architecte de solutions Senior

                X_green_halo

                Vous avez des questions ? Besoin d’aide ? Demandez à l’un de nos experts.

                Que vous soyez prêt à commencer ou que vous ayez quelques questions supplémentaires, vous pouvez nous contacter sans frais :

                  L’intelligence artificielle au service de l’ingénierie : automatiser sans déshumaniser

                  BLOG

                  L’intelligence artificielle au service de l’ingénierie : automatiser sans déshumaniser

                  [techtips_featured_image_shortcode]

                  L’intelligence artificielle (IA) prend une place croissante dans les processus d’ingénierie, notamment pour automatiser les tâches répétitives et accélérer la production de documents techniques. Pour autant, son rôle reste fondamentalement complémentaire à celui de l’ingénieur : la créativité, l’expertise métier et la responsabilité décisionnelle demeurent humaines.

                  Dans cet article, nous explorons :

                  • ce que l’IA apporte concrètement à l’ingénierie,

                  • les tâches qui restent (et resteront) humaines,

                  • comment organiser une vraie collaboration homme–machine,

                  • et ce que cela change pour le métier d’ingénieur.

                  1. Ce que l’IA apporte concrètement à l’ingénierie

                  1.1 Automatiser les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée

                  Le quotidien des équipes d’ingénierie est rempli de tâches indispensables mais répétitives, qui consomment beaucoup de temps sans mobiliser pleinement l’expertise des ingénieurs. C’est précisément là que l’IA excelle.

                  Exemple typique : la génération des mises en plan à partir de la 3D

                  Traditionnellement, produire des mises en plan implique de :

                  • créer manuellement les différentes vues (face, coupe, détails) ;

                  • appliquer les normes de cotation et de tolérancement ;

                  • réutiliser des éléments déjà vus dans des projets précédents, souvent « à la main » ;

                  • effectuer des vérifications successives de cohérence et de conformité.

                  Avec l’IA, une grande partie de ce travail peut être :

                  • automatisée : génération de dessins techniques à partir des conceptions 3D ;

                  • contextualisée : prise en compte de l’historique de l’entreprise, des normes internes et des modèles déjà validés.

                  Résultat : moins de clics répétitifs, plus de temps pour l’analyse et l’amélioration.

                  1.2 Un gain d’efficacité mesurable

                  L’impact opérationnel est loin d’être marginal :

                  • là où il fallait auparavant plusieurs dizaines de personnes pour produire, ajuster et vérifier des plans détaillés,

                  • on peut désormais concentrer le travail humain sur une petite équipe de relecteurs chargés de :

                    • corriger les dernières incohérences,

                    • valider la conformité,

                    • gérer les cas particuliers non couverts par les modèles.

                  L’IA prend en charge le « gros œuvre » répétitif ; l’humain se concentre sur la qualité, la fiabilité et la gestion des exceptions.

                  2. Les tâches qui restent (et resteront) humaines

                  Malgré ces gains, certaines activités restent difficilement automatisables – voire, par nature, non automatisables à court et moyen terme.

                  2.1 Conception créative et phases amont

                  Les phases amont d’un projet, là où l’on définit l’architecture d’un produit et les grands choix techniques, reposent sur :

                  • la créativité,

                  • l’expertise métier accumulée,

                  • la capacité à intégrer des contraintes parfois floues (usage réel, environnement, maintenance, ergonomie),

                  • la prise de décisions complexes qui engagent la performance globale du produit.

                  Ces activités exigent une compréhension systémique, des arbitrages multi-critères et une forme d’intuition que les modèles actuels d’IA ne reproduisent pas.

                  2.2 Sécurité, conformité et responsabilité

                  Un exemple parlant est celui de la conception d’une machine puissante :

                  • l’ingénieur doit intégrer des facteurs de sécurité pour protéger l’utilisateur ;

                  • il doit parfois prévoir des marges supplémentaires en fonction de son expérience ou de conditions réelles difficiles à simuler ;

                  • ces décisions ont des impacts directs sur la sécurité, la conformité réglementaire et la responsabilité légale.

                  Aujourd’hui, ce type de choix ne peut pas être délégué à l’IA.
                  La responsabilité décisionnelle reste attachée à la personne humaine, pas à l’algorithme.

                  3. Vers une collaboration homme–machine intelligente

                  L’enjeu principal n’est donc pas de savoir si l’IA va « remplacer » l’ingénieur, mais comment organiser une collaboration efficace entre les deux.

                  3.1 L’IA comme copilote pendant la conception

                  Pendant la conception, l’IA peut jouer un rôle de copilote ou d’assistant technique. Par exemple, elle peut :

                  • proposer des matériaux plus légers respectant les exigences de résistance ;

                  • suggérer des variantes de géométrie pour alléger une pièce ou en améliorer la rigidité ;

                  • analyser rapidement l’impact de petites modifications sur les performances globales.

                  Concrètement, l’ingénieur peut interroger l’IA sur des questions comme :

                  • « Quels matériaux respectent ces contraintes de résistance et de masse ? »

                  • « Quelles alternatives géométriques permettraient de réduire la masse de 10 % ? »

                  Mais la validation finale, le choix des compromis et l’intégration dans le système restent à la charge de l’humain.

                  3.2 L’IA comme analyste sur les tâches standardisées

                  Sur des tâches d’analyse plus standardisées, l’IA devient un assistant d’ingénierie particulièrement utile pour :

                  • le traitement et la structuration de grandes quantités de données ;

                  • la génération automatique de variantes pour des études comparatives ;

                  • la vérification de cohérence sur un volume important de documents techniques.

                  Elle permet d’explorer plus de pistes en moins de temps, sans pour autant décider à la place de l’ingénieur.

                  4. Faut-il craindre d’être remplacé par l’IA ?

                  La peur de voir son métier remplacé par la machine est réelle et légitime, en particulier dans les domaines techniques.

                  4.1 Métiers vulnérables vs métiers résilients

                  Un métier est d’autant plus exposé que ses tâches sont :

                  • répétitives,

                  • fortement standardisées,

                  • peu créatives,

                  • faiblement décisionnelles.

                  À l’inverse, un métier est plus résilient lorsqu’il mobilise :

                  • une créativité importante,

                  • une vision globale de systèmes complexes,

                  • des arbitrages multi-critères (coût, performance, risque, environnement…),

                  • une responsabilité forte sur la sécurité, la conformité ou la performance.

                  En ingénierie, tout ce qui relève de :

                  • l’architecture globale d’un produit,

                  • l’innovation de rupture,

                  • les décisions à fort enjeu,

                  • la responsabilité sur le terrain,

                  reste aujourd’hui le domaine privilégié de l’humain.

                  4.2 Un changement de rôle plutôt qu’une disparition

                  Reprenons l’exemple de la documentation technique :

                  • oui, l’IA peut générer des documents à partir de modèles ou d’historiques validés ;

                  • non, elle ne remplace pas l’ingénieur pour :

                    • la prise de décision critique,

                    • le compromis technique,

                    • l’innovation créative.

                  Ce qui change, c’est surtout la répartition du temps :

                  • moins de production manuelle et répétitive ;

                  • plus de conception, d’analyse, de validation et d’innovation.

                  Vers une ingénierie augmentée, pas automatisée

                  L’intelligence artificielle apporte une valeur réelle à l’ingénierie :

                  • en automatisant les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée ;

                  • en accélérant la génération de plans et de documents techniques ;

                  • en assistant l’ingénieur dans l’exploration de variantes et l’analyse.

                  Mais la créativité, l’expertise métier et la responsabilité restent au cœur du rôle de l’ingénieur.

                  L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais de construire une collaboration intelligente :

                  • confier à l’IA ce qu’elle fait mieux (vitesse, répétition, exhaustivité) ;

                  • préserver pour l’humain ce qui fait la richesse du métier : inventer, arbitrer, assumer les décisions.

                  L’avenir de l’ingénierie ne sera pas « humain ou IA », mais clairement humain + IA : une ingénierie augmentée, plus efficace, plus sûre, et plus tournée vers l’innovation.


                  Benoit Bilodeau

                  Architecte de solutions Senior

                  X_green_halo

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                    Interactions solidaires dans SOLIDWORKS Simulation : bonne pratique et étude de cas

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                    Interactions solidaires dans SOLIDWORKS Simulation : bonne pratique et étude de cas

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                    Vous vous demandez quel type d’interaction utiliser dans SOLIDWORKS Simulation pour représenter une soudure ou pour lier deux corps afin qu’ils ne se séparent pas pendant l’analyse ?

                    Prenons l’exemple d’un support connectant des composants critiques d’un produit. Comment s’assurer que la simulation représente fidèlement le comportement réel avant de lancer l’analyse ?

                    Après avoir lu ce blog, vous connaîtrez les étapes clés pour définir correctement les interactions solidaires dans SOLIDWORKS Simulation.

                    Représentation de l’interaction solidaire

                    Dans SOLIDWORKS Simulation, une interaction solidaire permet de connecter deux corps ou plus de manière à ce qu’aucun mouvement relatif ne soit autorisé à leur interface. Un exemple typique est le soudage d’un support à un autre composant pour renforcer une structure et réduire les contraintes dans les zones critiques.

                    Une interaction solidaire équivaut à fusionner des corps tout en permettant à chaque pièce de conserver ses propres propriétés de matériau. Une fois définie, les corps connectés sont considérés comme ne pouvant jamais se séparer pendant l’analyse. Cela représente une soudure idéale et parfaitement rigide. Bien qu’une telle condition n’existe pas en réalité, elle constitue souvent une hypothèse raisonnable et efficace lorsqu’un comportement de soudure quasi parfait est attendu.

                    Une interaction de type solidaire ne doit pas être utilisée pour représenter une condition de contact (anciennement appelée Pas de pénétration) ni aucune situation où un glissement entre les composants est prévu.

                    Dans certains cas, il peut toutefois être acceptable d’utiliser une interaction de type solidaire plutôt que de définir plusieurs conditions de contact afin de simplifier l’analyse. C’est le cas, par exemple, d’une tige filetée, pour laquelle un comportement local détaillé n’est pas nécessaire et où l’objectif est de capturer la réponse structurelle globale plutôt que les contraintes locales.

                    Le raffinement du maillage joue un rôle essentiel dans l’obtention de résultats précis à proximité des zones d’interaction de type solidaire. L’ajustement des paramètres globaux du maillage ou l’application de contrôles locaux du maillage peuvent améliorer significativement sa cohérence à l’interface et contribuer à garantir des résultats fiables et pertinents.

                    Hypothèses de modélisation : utilisation des interactions solidaires dans une structure soudée

                    Nous allons examiner l’étude de cas suivante pour illustrer l’application de l’interaction de type solidaire. Voir l’image ci-dessous :

                    Jib crane case study highlighting potential bonded interaction locations
                    Étude de cas de potence de levage mettant en évidence les emplacements potentiels d’interactions solidaires

                    Dans cette étude de cas de potence de levage, les goussets sont soudés à la colonne et à la plaque de fixation afin d’augmenter la résistance globale de la zone. Compte tenu de la nature du problème, nous supposons que les pièces sont liées entre elles et qu’il n’existe aucun mouvement relatif entre elles. Par conséquent, nous pouvons appliquer une interaction solidaire à cet emplacement pour représenter plusieurs interactions de soudage.

                    Veuillez noter qu’il n’est pas nécessaire de modéliser la soudure comme une pièce ou un corps distinct dans SOLIDWORKS. Cela simplifie le modèle et le travail de l’analyste, tout en ne nécessitant que des informations supplémentaires minimales.

                    Comme pour toute hypothèse de modélisation, l’utilisation d’interactions solidaires doit toujours être alignée sur les objectifs de l’analyse et le niveau de précision requis.

                    Interactions solidaires globales vs locales : configuration et bonnes pratiques

                    Voici la section la plus attendue de ce blog : comment définir l’interaction solidaire. Il existe plusieurs façons de définir les interactions solidaires dans SOLIDWORKS Simulation. La bonne nouvelle est que l’option par défaut lors de la création d’une analyse de contraintes avec SOLIDWORKS Simulation est configurée pour appliquer une interaction de type solidaire au niveau global. Cela signifie que pour des corps solides coïncidents, aucune définition d’interaction supplémentaire n’est requise tant que le type d’interaction global est défini sur « Solidaire ». L’interaction de type solidaire globale se trouve dans l’arbre de simulation, dans le dossier « Connexions », sous « Interactions entre composants ». Des options supplémentaires peuvent être configurées pour prendre en compte un jeu entre les corps. L’image suivante illustre un cas où une interaction de type solidaire déjà définie par défaut peut suffire, ce qui signifie qu’aucune étape supplémentaire n’est requise :

                     Alternative jib crane design where the gussets fit into slotted holes
                    Conception alternative d’une potence de levage où les goussets s’insèrent dans des trous oblongs

                    Dans certains cas spécifiques, une interaction solidaire doit être définie au niveau local, ce qui nécessite une définition dans le logiciel. Cela peut être le cas pour des pièces avec différents types de maillage ou des incohérences géométriques. Prenons l’exemple d’une étude de cas où il existe un petit jeu entre le gousset et la colonne, où une interaction de type solidaire est nécessaire pour représenter une soudure.

                    Pour définir une interaction solidaire locale :

                    • Dans l’arbre de simulation, cliquez avec le bouton droit sur Connexions et sélectionnez Interaction locale.
                    • Dans type, choisissez Solidaire.

                    • Dans la zone de sélection bleue, sélectionnez la première entité (idéalement la plus petite).

                    • Dans la zone de sélection rose, sélectionnez la deuxième entité (idéalement la plus grande).

                    • Vous pouvez sélectionner plusieurs entités si nécessaire.

                    • Si besoin, définissez des options supplémentaires telles que la plage de discontinuité (jeu).

                    Local bonded interaction definition
                    Définition d’une interaction de liaison locale

                    Interprétation des résultats lors de l’utilisation des interactions solidaires

                    Une fois les calculs terminés et l’étape de validation des résultats atteinte, il est crucial de bien comprendre leur interprétation. L’ajout d’interactions solidaires superflues tend à accroître artificiellement la rigidité de la structure. Le modèle peut alors paraître plus robuste qu’il ne l’est réellement, ce qui conduit à une analyse non conservative. Il est donc important d’en tenir compte et de s’assurer que l’analyse représente fidèlement le cas d’étude réel. Une animation des résultats est un excellent moyen de vérifier la conformité du comportement de la structure aux attentes. Il faut s’attendre à des concentrations de contraintes près des arêtes présentant des interactions solidaires et porter une attention particulière aux singularités de contrainte. Si nécessaire, tracez les forces de réaction et comparez-les aux charges appliquées. Si les résultats sont incohérents, il est important de revoir la configuration de l’analyse et de la relancer.

                    Points clés sur les interactions solidaires dans SOLIDWORKS Simulation

                    Dans ce blogue, nous avons exploré l’application des interactions solidaires afin de mieux comprendre leur signification et leurs domaines d’utilisation.

                    À travers l’étude de cas d’une potence de levage, nous avons illustré la création d’interactions solidaires globales et locales. En analyse par éléments finis, la qualité des résultats repose avant tout sur la pertinence des hypothèses et des choix de modélisation.

                    En plus des interactions, il y a aussi d’autres fonctionnalités qui doivent être maîtrisées pour réaliser des simulations fiables et adaptées à vos objectifs. Si vous désirez approfondir vos connaissances sur SOLIDWORKS Simulation, plusieurs ressources sont disponibles pour vous accompagner dans votre progression.

                    Vous pouvez consulter nos autres blogs techniques sur notre site web pour en savoir plus : Le Blog Technique – Solidxperts


                    Chung

                    Chung Ping Lu, ing.

                    Représentant technique sénior

                    X_green_halo

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